Dépendance affective

La dépendance affective correspond à un ensemble de comportements qui mènent une personne à dépendre des autres comme quelqu’un pourrait dépendre d’une drogue. Ici l’addiction est à l’amour ou plutôt l’objet de l’amour. Cependant, elle peut se manifester dans tous les rapports humains, au travail, en amitié et autres.

Voici les douze caractéristiques pour reconnaître la dépendance affective (source : DAA, Dépendants Affectifs Anonymes)

  • Nous déplorons la difficulté d’avoir une identité. La plupart du temps nous avons une vision de nous-mêmes très négative et une estime de soi très basse. Nous cherchons nos valeurs dans les autres.
  • Nous avons de la difficulté à reconnaître et à assumer nos besoins; notre comportement de survie nous a appris à les mettre au second plan.
  • Nous ne connaissons pas nos limites, nous allons au-delà de nos capacités pour mériter l’amour des autres.
  • Nous voyons la vie en noir et blanc, aux extrêmes, pour avoir l’impression d’être en vie.
  • Nos relations interpersonnelles sont basées sur le modèle gagnant – perdant, la loi du tout ou rien. Soit que nous prenons la situation en charge et que nous contrôlons tout, soit que nous sommes complètement irresponsables.
  • Nous sommes très souvent obsédés ou compulsifs. La honte que nous avons subie provoque l’apparition de comportements répétitifs dans l’espoir de faire disparaître la douleur qu’elle engendre.
  • Nous avons un besoin de contrôle maladif pour nous protéger, sans cela nous récoltons de la peur, de la peine et des déceptions. Nous sommes incapables de nous détendre.
  • Nous ne savons pas communiquer, donc nous sommes incapables de formuler nos demandes et nos besoins. Nous préférons souvent rester dans le silence.
  • Nous ne savons pas faire confiance à nous-mêmes, aux autres et à la vie. Notre confiance n’est pas toujours placée entre les mains de personnes qui en sont dignes, ce qui nous fait perdre la foi et la confiance en Dieu.
  • Nous excusons les faiblesses des autres, mais nous nourrissons des attentes exagérées à notre endroit et à l’endroit de la société.
  • Nous craignons le rejet et la désapprobation, réagissant en nous créant un personnage qui nous paraît plus acceptable aux autres.
  • Nous nourrissons des sentiments de jalousie et des soupçons de façon maladive, ayant constamment peur de tout perdre.

La première étape pour remédier à la dépendance affective est de la reconnaître au quotidien dans notre comportement et nos pensées. Pour cela, les livres et les réunions avec des groupes comme les DAA sont très utiles.

Cependant, cela ne suffit pas. Il faut retrouver une bonne estime de soi, apprendre à se faire confiance, à prendre soin de soi, à accepter de perdre le contrôle sur les autres pour le reprendre sur soi, à retrouver contact avec ses envies, ses émotions, ses besoins, son identité et se concentrer sur sa vie et non plus sur celle des autres.

Plusieurs des croyances inconscientes des dépendants affectifs sont :

  • J’ai besoin de l’amour ou de l’approbation des autres pour me sentir bien
  • Je suis quelqu’un de mauvais ou pas assez bien donc je dois donner beaucoup pour garder l’amour de quelqu’un
  • Si je dis non, je serai rejetée et cela sera terrible pour moi car je ne peux pas vivre sans les autres.

Il faut donc revenir à la source de toutes ces croyances et les changer. En général, les dépendants affectifs ont subi la négligence, l’abandon, la violence verbale ou physique, les critiques incessantes au cours de leur enfance. Ceux-ci les ont laissé dans un état de manque affectif et de besoin de reconnaissance constants. Ils sont détachés de leur valeur intrinsèque, tellement nécessaire à une bonne estime de soi.

La méthode du Matrix Reimprinting permet d’explorer le passé, de l’accepter et de s’en détacher rapidement. Celle de The Work permet de remettre en question toutes les croyances ou “toutes les histoires que nous nous sommes racontés sur la signification de ce que nous avons vécu”.
Par exemple, une enfant de 2 ans peut conclure. “C’est ma faute si maman me frappe. C’est parce que je suis une mauvaise fille.” Ce genre de conclusion est souvent source d’une culpabilité basée sur aucun véritable méfait. La petite fille n’a rien fait de mal mais elle croit qu’elle est coupable. Les psychologues spécialisées dans la dépendance appellent cela la honte toxique. A l’âge adulte cette honte infondée perdure à un niveau inconscient et contrôle les actions, le dialogue intérieur et les choix des personnes dépendantes.

Ma méthode permet de modifier l’interprétation qu’une personne a de son vécu, de reconstruire une saine estime de soi, de se redéfinir indépendamment des autres, de se libérer de la peur du rejet et de l’abandon, d’apprendre à être présent à  soi-même et à ses émotions et de s’exprimer avec sincérité.

En d’autres termes, ma méthode permet de sortir de la dépendance affective et de découvrir les joies de l’interdépendance où chaque personne est autonome et interagit librement avec les autres.

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